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vendredi 2 avril 2010

Labels et marquages

Etiquetage des arômes

Chacun a pu expérimenter combien l'odeur d'un plat sortant du four aiguise notre appétit. Alors que nos papilles ne distinguent que quatre saveurs (sucré, salé, amer et acide), notre odorat décèle une diversité considérable d'arômes.

L'industrie alimentaire les utilise pour attirer l'attention des consommateurs et les innovations en la matière sont incessantes. Depuis quelques années, on a vu ainsi apparaître des boissons aromatisées aussi cristallines que les eaux minérales et parfumées aux agrumes, à la fraise, à la menthe, etc.

Mais d'où proviennent ces arômes que l'on trouve dans les yaourts, les plats cuisinés, les confiseries et les desserts ? Que penser par exemple d'un yaourt dont l'emballage met en avant une noix de coco « plus vraie que nature » ?

Pour en avoir le coeur net, mieux vaut disposer de quelques repères en matière d'étiquetage…

Quelques repères pour tenter de garder son flair !

Vous pouvez trouver dans la liste des ingrédients pour la noix de coco par exemple, quatre indications qu'il ne faut pas confondre !
  • «arôme naturel de noix de coco»: c'est très rare, cela signifie que le fabricant a effectivement utilisé un extrait de noix de coco pour parfumer son produit.
  • «arôme naturel»: plus fréquemment utilisée, cette mention indique que l'arôme a été obtenu par des procédés que la législation qualifie de « naturels »…mais qui permettent de se passer de noix de coco ! En effet, grâce à des micro-organismes et à partir de matières premières comme le bois ou le maïs (!), il est possible de produire de nombreux arômes qualifiés de « naturels ».
  • «arôme coco»: difficile de conclure quant à l'origine de l'arôme. Il s'agit probablement d'un mélange de plusieurs substances issues des procédés dits « naturels » et de synthèses chimiques.
  • «arôme»: vous pouvez conclure que celui-ci est issu d'une synthèse chimique. Il est d'ailleurs probable que la substance obtenue n'existe pas dans la nature, même si elle restitue plus ou moins la saveur attendue.

Labels et marquages

L’APPELLATION D’ORIGINE CONTRÔLÉE

L’AOC est un signe officiel de qualité qui identifie des produits issus d’une zone géographique donnée : pays, région ou localité.
Les produits sous AOC se distinguent avant tout parce qu’ils sont typiques d’un terroir. Leur spécificité est liée aux conditions naturelles (climats, sols, races d’animaux…) et aux savoir-faire locaux.

Son histoire

Officialisée en 1935, l’AOC est le plus ancien des signes officiels français pour les produits alimentaires. Elle concernait d'abord les vins et les eaux de vie.
Depuis 1990, tous les produits agricoles et alimentaires bruts ou transformés peuvent en bénéficier. Ainsi, par exemple, le miel de Corse, les volailles de Bresse, le chasselas de Moissac, les pommes de terre de l'Ile de Ré, l'huile d'olive de Nyons, le piment d'Espelette, le taureau de Camargue sont des AOC.

L’intérêt pour le consommateur

L'AOC garantit que le produit est issu d'un terroir bien identifié, mais, contrairement au Label Rouge, elle ne signifie pas nécessairement que la qualité est supérieure.

La procédure d’obtention

Les professionnels proposent des cahiers des charges définissant le lien entre un produit et son terroir d’origine.
Le projet est soumis à l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) composé de représentants des professionnels et des consommateurs ainsi que des ministères de l’Agriculture, de l’Economie et de la Justice.
Après validation, ce cahier des charges est officialisé par l’adoption d’un décret du Ministère de l’Agriculture.
Le produit est régulièrement soumis à des contrôles afin de vérifier le respect du cahier des charges. Pour les vins, les services de l'INAO vérifient la conformité du produit sur la base d'analyses et de dégustations à chaque récolte.

La crédibilité

Des critiques sont régulièrement émises sur certaines AOC viticoles : contrôles insuffisants et laxistes, rendements excessifs nuisant à la qualité, délimitations géographiques indulgentes…
Alors que près de la moitié de la production de vins français bénéficie désormais d'une AOC, il serait souhaitable que les cahiers des charges évoluent pour intégrer systématiquement des exigences assurant la qualité du produit final.
Globalement, pour les AOC autres que viticoles la qualité est généralement au rendezvous.
Mais l'AOC ne constitue pas un critère d'achat suffisant pour les vins.

Un équivalent au niveau européen

L'Appellation d'Origine Protégée (AOP) est l'équivalent européen de l'AOC. De nombreux produits portent aujourd’hui un double marquage : AOC et AOP. L’AOP a été définie au niveau communautaire pour fédérer les signes officiels de qualité français, espagnols et italiens.

Labels et marquages


Agriculture Biologique

Famille concernée : les productions végétales et animales, les produits transformés d'origine animale, les produits composés essentiellement d'ingrédients d'origine végétale.

Signification : informer le consommateur que le produit est composé à plus de 95 d'ingrédients issus du mode de production biologique.

ETAT CIVIL

Date de création : La première officialisation de l'Agriculture Biologique date pour la France de la loi d'orientation agricole de 1980 et pour l'Europe de la publication du règlement n°2092/91 du 24 juin 1991. Le logo actuel a été déposé en 1996.
Produits portant la "marque AB" : la marque concerne essentiellement les produits agricoles pas ou peu transformés, qu'ils soient d'origine végétale ou animale : céréales, légumes, lait, œufs, pain, biscuits, viande, fromage. Dans un avenir proche, on devrait voir se développer des produits alimentaires plus élaborés.

INTERET

Une production respectueuse de l'environnement : Les produits issus de l'Agriculture Biologique sont obtenus sans utilisation de produits chimiques de synthèse (engrais, pesticides). Les produits agricoles ou les ingrédients d'origine agricole doivent faire la preuve d'une traçabilité totale auprès de tous les opérateurs concernés (producteurs, préparateurs, importateurs, ...).

L'utilisation des OGM est interdite. De plus, dans le cas des produits transformés, les cahiers des charges n'autorisent qu'un nombre très limité d'additifs.

PROCEDURE ET CONTRÔLE

Statut juridique : c'est une marque collective de certification française, elle est la propriété du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche.
Publicité : toute utilisation de la marque AB sans autorisation préalable est interdite et sanctionnée. Tout manquement aux règles d'usage de la marque peut entraîner la suspension ou le retrait du droit d'usage de celle-ci.

DIFFERENCES AVEC D'AUTRES MARQUAGES

"Le point vert" et l'anneau de Môbius : L'anneau de Môbius en forme de triangle avec trois flèches symbolise le recyclage. II est apposé sur des produits ou emballages qui sont recyclables ou qui sont sensés contenir des produits recyclés. La proportion de produit recyclé doit également y figurer. Les deux signes font souvent l'objet de confusion.

NOTRE AVIS

•Crédibilité : fiable
•Le label est-il à privilégier ? OUI, on peut cependant regretter que ces produits soient en général plus chers que les produits de l'agriculture conventionnelle. La gamme disponible reste encore réduite dans le cas des produits alimentaires élaborés

Labels et marquages


Label Rouge


Famille concernée : les denrées alimentaires, ainsi que les produits agricoles non alimentaires, non transformés.
Signification : donner au consommateur la garantie d’une qualité supérieure, certifiée, constante et contrôlée.

ETAT CIVIL

Date de création : Les labels agricoles, créés en 1960, font partie des signes officiels d’identification de la qualité des produits agricoles et alimentaires définis par la loi d’orientation agricole n° 99-574 du 9 juillet 1999. Le "label rouge" est le logo officiel des labels agricoles.
Produits estampillés «Label Rouge» : charcuteries, salaisons, fruits et légumes frais ou transformés, plats préparés (ravioles du Dauphiné …), volailles fermières, pain de tradition française, saumon fumé, sel de Guérande, produits laitiers (beurre de baratte, mimolette extra-vieille …), viande bovine, ovine et porcine (Charolais du Centre,Agneau fermier du Bourbonnais, …), produits agricoles non alimentaires (gazon, semences …).

INTERET

Un produit de qualité supérieure : Le produit bénéficiant d’un label doit obligatoirement se distinguer par un niveau de qualité supérieure. Dans le cas des produits alimentaires, ceci doit se traduire par un goût ou une saveur distincte des produits similaires. Ce niveau de qualité est obtenu par des conditions particulières de production ou de fabrication. Dans certains cas, il est renforcé par une origine géographique spécifique. Tous les maillons de la chaîne sont pris en compte : depuis la production jusqu’aux conditions de distribution. Conséquences : le label rouge est une démarche de filière qui associe producteurs, transformateurs et fournisseurs.

PROCEDURE ET CONTRÔLE

Mode de délivrance : La Commission Nationale des Labels et des Certifications de Produits Agricoles et Alimentaires vérifie que les exigences du cahier des charges permettent de garantir le niveau de qualité supérieure pour le label. Cette commission est également chargée d’agréer l’organisme certificateur qui effectuera les contrôles de conformité par rapport au cahier des charges chez tous les professionnels intervenant dans l’élaboration du produit.
Statut juridique : le label est homologué conjointement par les Ministères chargés de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Consommation sur la base de son cahier des charges. Le cahier des charges est homologué au nom du groupementqui en fait la demande ;
Publicité : toute utilisation frauduleuse d’un label, délivrance ou utilisation d’un label non homologué, ou présentation faisant croire qu’un produit bénéficie d’un label est interdite et sanctionnée.

DIFFERENCES AVEC D'AUTRES MARQUAGES

•« Label Rouge » et « Certification de Conformité » : le Label Rouge correspond obligatoirement à des produits de qualité supérieure. La Certification de Conformité, qui est une démarche plus récente, a pour but d’informer le consommateur de certaines caractéristiques du produit, caractéristiques qui sont garanties par un organisme certificateur sans être nécessairement de qualité supérieure.

NOTRE AVIS

Crédibilité : fiable
•Le label est-il à privilégier ? OUI, on peut cependant regretter le prix souvent élevé des produits qui en bénéficient.

Prix du gaz

Augmentation au 1er Avril

Cette annonce paraît tellement surréaliste que l’on pourrait croire à un poisson d’avril. En effet, cette hausse de près de 10% intervient alors que les prix du gaz n’ont que très peu baissé face à la chute de ceux du pétrole en 2009, et que les prix du gaz n’ont jamais été aussi bas sur les marchés mondiaux.

En témoigne la récente annonce de Gazprom de facturer une partie de ses ventes aux prix des marchés Spot.
Cette annonce marque un virage historique et souligne combien la règle de l’indexation des prix du gaz sur ceux du pétrole est économiquement infondée.

Cette situation confirme le bien-fondé de nos demandes de sortir des contrats dits de long terme, qui indexent le prix du gaz sur ceux du pétrole, une ressource bien plus rare. Alors que les consommateurs n’ont pas bénéficié pleinement de la baisse des prix du pétrole et de la hausse de l’euro face au dollar en 2009, nous considérons que cette hausse est économiquement injustifiée et porte gravement atteinte au pouvoir d’achat des consommateurs. Cela va représenter une hausse annuelle moyenne de 85€ pour plus de 10 millions d’abonnés. L’un des arguments qui avait justifié la fusion des groupes GDF et Suez consistait à vouloir créer un groupe de taille mondiale, en situation de « peser » dans les négociations avec les producteurs au bénéfice des consommateurs.

Ou sont aujourd’hui ces bénéfices annoncés ?

Ne profitent-ils qu’aux actionnaires ?

  1. Nous contestons que cette hausse des tarifs réglementés découle uniquement d’une formule technique, sans réalité économique avérée.
    Il s’agit de l’accès à un bien de première nécessité, l’Etat détient 35% du capital de GDF Suez, il reste donc décisionnaire en dernier ressort et doit en assumer la responsabilité.
  2. Nous demandons par ailleurs que GDF-Suez informe sur la réalité de ses coûts d’approvisionnement, sur la part des contrats de long terme dans cet approvisionnement, leur échéance et la stratégie poursuivie.

lundi 22 mars 2010

CLCV : objectifs atteints
Article RL mars 2010
Accompagnement scolaire, réhabilitation de logements, sorties loisirs... Depuis trente-cinq ans, la CLCV poursuit ses actions au service des consommateurs et des habitants des quartiers d'Uckange.

La CLCV d'Uckange a tenu sa 35e assemblée générale au centre socio-culturel sous la houlette de son président Jacky Bernard qui en préambule a précisé que la CLCV avait concrétisé les orientations qu'elle s'était fixée à la précédente assemblée.
Il a souligné la pérennité de l'accompagnement scolaire. «qui a pu être assuré dans le cadre du Programme de Réussite Educative malgré l'arrêt des financements de l'Etat mais il a fallu refuser des enfants les quotas ayant été atteints. »

Côté Batigère. « Les différentes réorganisations ont eu pour conséquence la fermeture partielle de l'agence locale ", a rappelé le président.

«Nous avons négocié et conclu une convention de réhabilitation pour les logements de l'avenue des Tilleuls et ceux de l'impasse du Dauphiné destinés à être démolis; nous avons des rencontres régulières avec SAREL et il reste à régler le problème des sols et des sanitaires. " Jacky Bernard s'est encore indigné « la CLCV trouve scandaleux que de simples travaux ne soient pas effectués sous prétexte qu'il faille attendre des subventions de l'Etat pour ensuite exiger des augmentations de loyer. Pour nous, le logement et l'entretien du bâti sont essentiels dans la vie du Quartier.

En Chiffres
En résumé 2009 pour la CLCV, c'est 8 352 heures salariées, 88 permanences pour 100 usagers. Des rencontres régulières avec Sarel et Logiest, 780 heures de formation pour 32 adultes. Un accompagnement scolaire avec une participation moyenne quotidienne de 45 enfants. Des temps libres avec une sortie en juillet au zoo d'Amnéville, une cueillette de fraises à Peltre des sorties au cinéma et aux quilles, des animations pendant les vacances scolaires et d'été. La participation au Train des Nations et une marche gourmande à Otrott. Des réunions toutes les trois semaines pour les membres du conseil, tous les trimestres pour les délégués de quartier et toutes les semaines pour le personnel et bien entendu la Régie de Quartier.
La CLCV compte quelques 180 adhérents.

Nouveau Comité
Après l’adoption du bilan financier présenté par Séverine Fritsch, le comité a été élu comme suit: Jacky Bernard président. Marie-Claude Régin vice-présidente, Séverine Fritsch trésorière. Danielle Voll trésorière adjointe, Marie-Claude Deguillaume secrétaire, Alba Breda secrétaire adjointe, Gilles Barbier, Hélène Faille. Catherine Leoni. Rosemonde Queval, Paola Sobiecki et Zefa Sohbi assesseurs ; responsables de l'accompagnement scolaire Marie-Claude Régin et Catherine Leoni. du temps libre Catherine Leoni, de la consommation Danielle Voll et Séverine Fritsch, de l'information Alba Breda, des loisirs Paola Sobiecki, du Train des Nations Paola Sobiecki et du logement Hélène Faille, Rosemonde Queval et Zefa Sohbi.

mardi 5 janvier 2010

TAXE CARBONE

LA CLCV APPELLE A PLUS D’EQUITE ENTRE PROFESSIONNELS ET CONSOMMATEURS

Le projet de taxe carbone devant rentrer en application au 1er janvier 2010 vient d’être rejeté par le Conseil constitutionnel au motif que les nombreuses exemptions prévues créent une rupture de l’égalité devant l’impôt et sont contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique.

Le Conseil constitutionnel rappelle dans sa décision que 93% des émissions de dioxyde de carbone d’origine industrielle, hors carburant seront totalement exonérées de contribution carbone. Pour la CLCV, cette décision impose que la taxe doit être plus équitablement répartie entre consommateurs et professionnels.

La décision des Sages du Palais-Royal confirme également que les objectifs affichés par le projet de taxe carbone ne peuvent se limiter à une politique de signal prix appliquée aux consommateurs. Pour la CLCV, il est nécessaire de revoir en profondeur la copie et d’accompagner les particuliers dans les évolutions de leur mode de consommation en leur fournissant les moyens de s’équiper en dispositifs économes en énergie.

Pour ces raisons, la CLCV demande :
  1. que la taxe soit plus équitablement répartie entre professionnels et particuliers et que les systèmes d’exemption multiples soient revus.
  2. que tous les ménages contraints dans leur mode de consommation d’énergie puissent bénéficier d’aides leur permettant de se doter d’équipements économes en énergie. A défaut, les ménages modestes mais aussi les classes moyennes se verraient taxés de ne pas avoir les moyens de s’équiper autrement.
  3. que le coût réel de chaque énergie, soit rendu public, avec une analyse du cycle de vie faisant apparaître l’ensemble de leurs impacts réels sur l’environnement et la santé.
  4. une réflexion sur une refonte plus large de notre fiscalité. La taxe carbone n’a de sens que si elle s’inscrit dans une réforme profonde de notre outil fiscal qui devra encourager l’adoption de modes de consommation/production vertueux et pénaliser les consommations de biens/services entrainant des préjudices environnementaux et sanitaires.
    La fiscalité de demain doit aussi être plus juste et se donner comme objectif un rééquilibrage entre fiscalité directe et indirecte au profit de la fiscalité directe (plus équitable socialement).